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Commentaire d’Évangile - 4e Pâques B 25 avril 2021

Dieu appelle des hommes, des femmes, des jeunes pour son Église et pour le monde. Qui d’entre nous n’a pas un jour perçu cet appel ? L’évangile du bon pasteur proclamé le 25 avril 2021, 4e dimanche de Pâques (B) nous décrit les qualités essentielles de celles et ceux qui veulent répondre à une vocation ecclésiale ou humaine.

Le berger se donne
Je donne ma vie pour mes brebis.” Il n’a jamais cessé de donner, de se donner, dans le quotidien de Nazareth, dans sa prédication, dans le service de ses disciples et dans l’accueil ou l’attention à chacun avec sa détresse et ses besoins… Enfin, “il a donné sa vie en rançon pour la multitude” (Marc 10, 45).
Être au service de l’Église par le ministère se conçoit d’abord comme un “don de sa vie” au Seigneur et à ses frères. C’est une exigence quotidienne dans la disponibilité, dans l’oubli de soi et dans le travail pour le Royaume, pas pour son propre compte. Les chrétiens qui s’engagent sur le terrain social et politique sont également appelés à cette qualité de don de soi.
Saluons le magnifique travail des bénévoles.
Le berger aime

“Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.” Entre Jésus et les siens existe une communion de cœur et de vie. C’est le sens biblique du mot “connaître” Le divin berger connaît ses brebis “chacune par son nom”.
“On ne fait du bien qu’à ceux qu’on aime”, dit-on. La bienfaisance “parachutée”, et finalement lointaine parce qu’ignorante du vécu des personnes, est malheureusement inefficace. Les travailleurs sociaux et les acteurs caritatifs écoutent, vont voir sur place, prennent la mesure exacte des besoins et aident les personnes à s’en sortir par elles mêmes…
Pour les ouvriers de l’Évangile, les personnes ne sont pas des cas, mais des êtres aimés et “connus” de Dieu.

Le berger rassemble

Le principal souci du berger est que les brebis restent groupées. Il en va de leur sécurité. De la voix et du geste, il ramène les isolées… Jésus berger est venu “conduire à l’unité les enfants de Dieu dispersés” (Jean 11, 52). Au sein de l’humanité divisée, il a fondé une force de rassemblement : son Église unifiée par l’Esprit.
L’une des missions les plus importantes des Églises est de restaurer l’unité visible de l’Église du Christ. Les communautés chrétiennes ont aussi à manifester leur cohésion interne par l’entente et la communion fraternelle. Dans tous les groupes être un rassembleur est une qualité majeure de celui qui veut être chef…
Laissons-nous guider par l’Esprit de celui qui est notre vrai Berger.

1re Lecture : Actes 4,8-12

La première lecture du dimanche 25 avril 2021 (année B), 4e dimanche de Pâques rappelle que la résurrection de

Jésus est une force, celle de l’Esprit. Elle a dynamisé les apôtres, elle leur a donné de l’audace.

Même une bonne action peut susciter l’hostilité. Il en a été ainsi pour le Christ. Les apôtres font la même expérience, après avoir relevé un paralytique, puisque cette initiative leur a valu la prison, puis la comparution devant le grand conseil. Mais à la fin de l’interrogatoire, lorsque les chefs du peuple leur interdisent de continuer à annoncer le Christ, les apôtres répondent : “Nous ne pouvons pas nous taire sur ce que nous avons vu et entendu”.

Cette réplique définit la mission des apôtres, devenue la nôtre, et dont la lecture de ce dimanche présente le message central : annoncer que Jésus est ressuscité et que sa résurrection guérit l’humanité de ses infirmités pour la remettre debout. Dans leur prédication, les apôtres appliquent au Christ le psaume pascal, avec le thème de la pierre rejetée, devenue pierre d’angle.

Ce passage du psaume nous est proposé en réponse à la lecture.

2e Lecture : 1 Jean 3,1-2

Dans cette deuxième lecture du 4e dimanche de Pâques (année B), le 25 avril 2021, l’apôtre Jean nous explique le plus beau titre qui nous soit donné, celui que nous avons reçu au baptême : enfants de Dieu.

C’est également dans un contexte de conflit que les épîtres de saint Jean présentent la foi dans le Christ. Le conflit est entre Dieu et le monde, dans la mesure où celui-ci est encore dominé par les forces du mal.

Les chrétiens ont choisi leur camp et l’apôtre établit leur carte d’identité: ils sont appelés enfants de Dieu, comblés par l’amour du Père et destinés à devenir semblables au Fils de Dieu. Vaste programme encore en cours et dont l’achèvement ne se réalisera qu’au retour du Christ.

Évangile : Jean 10,11-18

Dans l’évangile de Jean 10,11-18 proclamé le 25 avril 2021, 4e dimanche de Pâque - année B, Jésus entretient avec son peuple une relation tellement originale, qu’il l’a comparée à celle du berger et des brebis.

L’enseignement de Jésus sur le Bon Pasteur est réparti sur les trois années du lectionnaire dominical, le quatrième dimanche de Pâques. Cette année nous en lisons la partie centrale, dont le message était déjà annoncé dans l’Ancien Testament, puisque par ses prophètes Dieu promettait d’intervenir lui-même comme un berger, pour suppléer aux carences des chefs de son peuple, qui se comportaient en mercenaires (1re lecture de la fête du Christ-Roi en novembre dernier). La prière des psaumes répond à cette révélation du Dieu-pasteur de son peuple (Psaume 22).

Bien mieux que le qualificatif de roi, le titre de berger permettait au Christ de faire percevoir à ses auditeurs, et à nous-mêmes aujourd’hui, son dévouement pour l’humanité et sa mission. Celle-ci consiste à relever, guérir, nourrir et rassembler. C’est ce que Jésus, le bon Pasteur, accomplit pour nos communautés chaque dimanche et il nous offre une relation personnelle, selon les termes déjà entendus dans la seconde lecture.

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